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vendredi 25 septembre 2026

Le Mahavishnu Balacron Orchestra


Quand le gong tinte pour la deuxième fois, tous les fidèles se lèvent comme un seul homme et dans une ouverture tonitruante du concert des vagues d'applaudissements roulent dans la marée humaine agglutinée en rangs serrés. Les fidèles battent frénétiquement des mains en pirouettant sur eux-mêmes comme de grands oiseaux. Une mer de goélands.

En attendant Godo



Cela se passe en mars 1977- Lorsque Max sort du petit appartement de sa grand mère au rez de chaussée d'une maison assez ancienne dans la petite ville de R...Il entend soudainement au dessus de sa tête comme une explosion. Habitué depuis sa tendre enfance à des moments difficiles et surtout aux frasques de son voisin du dessus, grand alcoolo devant l'éternel, sa tête s’enfonce automatiquement dans ses épaules et il recule vivement d'un pas pour s'abriter sous l'encoignure de la porte. Bien lui en fit car au même moment une gros objet vint s'écraser devant lui sur la route.

Un peu plus tard au bar du point central, autour d'un verre, il raconte son histoire à ses potes MDR. Le père Vernier son voisin du dessus, que tout le monde ici le connaissait, donc, il picolait devant sa télé regardant un match de foot opposant son équipe favorite à l'Allemagne je crois enfin bref du foot quoi; Le son était poussé au maximum et toute la rue profitait des commentaires.Les spectateurs grondaient dans le poste car il semblait bien que l'équipe de France venait être victime d'un arbitrage douteux. Le père Vernier s'était levé d'un coup en gueulant et avait empoigné un litre de vin qui traînait par là à côté du canapé simili velours brun défraichi par les âges et l'avait balancée au travers de l'écran. 
La sainte télé s'était soudainement éteinte sans vie, le père Vernier avait bien essayé de la ranimer en appuyant sur les deux seules touches disponibles à cette époque une bleu et une verte - Rien à faire, l' écran fendillé restait sans vie, ne ranimait pas la flamme. Hurlant littéralement, il l'avait balancée par la fenêtre.

Le café se vidait peu à peu, ils sortirent hilares en voyant par la grande baie vitrée le gros Pat qui leur faisait des grands signes en face garé dans sa 4L safari complétement enfumée, puis ils filèrent vers la forêt avec leurs siaux sur la tête.


libellule et phildid et le théâtre

jeudi 24 septembre 2026

DISCOURS DU ROI,

 




DISCOURS DU RO
I,
Prononcé le 5 mai 1789, jour où Sa Majesté a fait l’ouverture des États-Généraux.

Messieurs,


Ce jour que mon cœur attendoit depuis long-temps est enfin arrivé, et je me vois entouré des représentants de la Nation à laquelle je me fais gloire de commander.

Un long intervalle s’étoit écoulé depuis les dernieres tenues des Etats-généraux ; et quoique la convocation de ces assemblées parût être tombée en désuétude, je n’ai pas balancé à rétablir un usage dont le royaume peut tirer une nouvelle force, et qui peut ouvrir à la Nation une nouvelle source de bonheur.

La dette de l’Etat, déjà immense à mon avénement au trône, s’est encore accrue sous mon regne : une guerre dispendieuse, mais honorable, en a été la cause ; l’augmentation des impôts en a été la suite nécessaire, et a rendu plus sensible leur inégale répartition.

Une inquiétude générale, un desir exagéré d’innovations, se sont emparés des esprits, et finiroient par égarer totalement les opinions, si on ne se hâtoit de les fixer par une réunion d’avis sages et modérés.

C’est dans cette confiance, Messieurs, que je vous ai rassemblés, et je vois avec sensibilité qu’elle a déjà été justifiée par les dispositions que les deux premiers Ordres ont montrées à renoncer à leurs privileges pécuniaires. L’espérance que j’ai conçue de voir tous les Ordres réunis de sentiments concourir avec moi au bien général de l’Etat, ne sera point trompée.

J’ai déjà ordonné dans les dépenses des retranchements considérables ; vous me présenterez encore à cet égard des idées que je recevrai avec empressement : mais malgré la ressource que peut offrir l’économie la plus sévere, je crains, Messieurs, de ne pouvoir pas soulager tous mes sujets aussi promptement que je le desirerois. Je ferai mettre sous vos yeux la situation exacte des finances ; et quand vous l’aurez examinée, je suis assuré d’avance que vous me proposerez les moyens les plus efficaces pour y établir un ordre permanent, et affermir le crédit public. Ce grand et salutaire ouvrage, qui assurera le bonheur du royaume au dedans, et sa considération au dehors, vous occupera essentiellement.

Les esprits sont dans l’agitation ; mais une assemblée des représentants de la Nation n’écoutera sans doute que les conseils de la sagesse et de la prudence. Vous aurez jugé vous-mêmes, Messieurs, qu’on s’en est écarté dans plusieurs occasions récentes ; mais l’esprit dominant de vos délibérations répondra aux véritables sentiments d’une Nation généreuse, et dont l’amour pour ses Rois a toujours fait le caractere distinctif : j’éloignerai tout autre souvenir.

Je connois l’autorité et la puissance d’un Roi juste au milieu d’un peuple fidele et attaché de tout temps aux principes de la Monarchie : ils ont fait la gloire et l’éclat de la France ; je dois en être le soutien, et je le serai constamment.

Mais tout ce qu’on peut attendre du plus tendre interêt au bonheur public, tout ce qu’on peut demander à un Souverain, le premier ami de ses peuples, vous pouvez, vous devez l’espérer de mes sentiments.

Puisse, Messieurs, un heureux accord régner dans cette assemblée, et cette époque devenir à jamais mémorable pour le bonheur et le prospérité du royaume ! C’est le souhait de mon cœur, c’est le plus ardents de mes vœux, c’est enfin le prix que j’attends de la droiture de mes intentions et de mon amour pour mes peuples.

Mon Garde des Sceaux va vous expliquer plus amplement mes intentions ; et j’ai ordonné au Directeur général des finances de vous en exposer l’état.

mercredi 23 septembre 2026

La suite de l'histoire

 

,,,,, Au royaume des ombres, personne n'en a plus et ne risque de la déchirer en marchant dessus comme Peter Sclemihl...Ce qui peut arriver en revanche, c'est que ce ne soient plus les corps qui projettent leur ombre, mais les ombres qui projettent leur corps, lesquels ne seraient plus que l'ombre d'une ombre. 

Baudrillard( Le crime parfait)

...Sans l'ombre d'un doute...

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C'était écrit une pensée de Nexon 87


Partout où j'ai voulu dormir,
Partout où j'ai voulu mourir,
Partout où j'ai touché la terre,
Sur ma route est venu s'asseoir
Un malheureux vêtu de noir,
Qui me ressemblait comme un frère.
A de MUSSET.




Ce jour là est à marquer d’une pierre blanche. Le 17 juin vers 15h00, Ernest est en train de surveiller les enfants dans la cour de récréation. Adossé comme à son habitude sur la margelle de la fenêtre à barreaux de l’ancienne gendarmerie reconvertie en salle d’art visuel qui borde la cour de récréation. Il se tenait là, à proximité du banc des enseignants afin de ne pas gêner leurs conversations.



Général Stummitz (occupied !)




Synopsis & Info

Dans un futur proche, le Premier ministre norvégien, écologiste convaincu, annonce l’abandon, au profit d’énergies alternatives, de l’exploitation des énergies fossiles qui ont fait la richesse norvégienne. Mandatée par les États de l’Union européenne, la Russie décide aussitôt d’occuper le pays et d’y relancer les forages pétroliers. En quelques heures, Oslo et ses provinces sont mises sous tutelle. Sans chars ni bruits de bottes, la Russie étend son emprise, mettant désormais politiques et citoyens norvégiens face à un dilemme : résister ou collaborer ? Résister, au risque de tout sacrifier à des idéaux patriotiques et démocratiques abstraits, ou s’accommoder de cette omniprésence russe qui perturbe si peu, en apparence, l’ordre des choses ?




Charles se présenta devant le général le 21 avril au matin.

Il avait bien réfléchi et était parfaitement d’accord avec le général.

C’était l’occasion idéale d’entrer en contact avec les grands problèmes du monde civil. Le général, les mains dans le dos parlait tranquillement sûr de lui.






vendredi 18 septembre 2026

L'homme qui devenait transparent

Photo :Clément Rosset

 

Pour qu'une relation ne se dégrade pas il faut que les faiblesses de chacun ne se conjuguent pas.(Ludwig Wittgenstein)

Il y avait un nouveau coupable parmi nous et tous le désignaient du doigt. Ses amis, ses soutiens se débattaient devant les caméras des chaînes d'infos en continu, comme des mouches sur du miel.
On entendait distinctement de l'autre côté du poste le bruissement de leurs
ailes affolées qui fouettaient l'air.