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Europa 2018


 Plus l'intérieur se corrompt  et plus l'extérieur se compose.
Plus il y a de connaissances acquises plus il y a de facilité à bien faire. On voit qu'en parlant ainsi, l'auteur a bien consulté son cœur, qu'il n'a observé les hommes.


La N-ième crise financière de 2008 toucha l'Europe peu de temps après les états-Unis. comme une trainée de poudre qui s’enflamme inexorablement, elle atteignit notre continent. Le Portugal après la tragédie Grecque fut un des premiers pays européens à recevoir de plein fouet les effets de cette crise en pleine face. La crise éternelle des grandes maquerelles banquières qui jouent nos vies tous les jours au grand poker mondial.

Le Portugal tout comme la Grèce avant lui se vida de ses forces vives - des milliers de gens diplômés pour la plupart issus des classes moyennes, prêts à l'exil vers les pays du nord pour survivre. Vous connaissez l'actu aussi bien que moi, les médias nous la raconte tous les jours. Mais qu'est-ce qui me met en colère aujourd'hui par ce beau premier dimanche ensoleillé de juillet alors que l'immense Simone Weil fait son entrée au Panthéon. Nous devrions être tous heureux et nous réjouir de cette belle réussite Européenne, fier de cette vieille dame, de cette Europe de 2018, celle dont nous avons rêvé. Alors, qu'est-ce qui ne va pas ?

Revenons à aujourd'hui, dimanche 1er juillet 2018. Lâchons un peu la coupe et penchons-nous encore un peu plus vers sainte télé. Regardons sans attendre notre chaine franco-allemande, Arte, notre chaine européenne  "Métropolis", spécial Portugal. En générique, cette belle ville de Lisboa ou il fait si bon vivre que même Madona est là. Bien sûr maintenant que les vrais gens sont partis voir ailleurs s'il y avait du travail, place au tourisme à la fiesta spécial détaxe pour toutes les stars et les arts, au tourisme toute catégorie - Stars, tourisme, fric, culture et soleil, tous les ingrédients d'un beau gâteau  àla crème bien propre de ceusses qui veullent nous enculturer.

Avec Rousseau, entomons tous en cœur - "Que c'est un des grands inconvénients de la culture, que pour quelques hommes qu'elle éclaire, elle corrompe à pure perte toute une nation, tout un continent . Mais comment se peut-il faire que de ces sciences, de ce progrès dont nous sommes si fiers d'avoir hérité après tant de souffrance, dont la source est si pure et la fin si louable, engendrent tant d'impiété, tant d'hérésie, tant d'erreurs, tant de systèmes absurdes; tant de contrariétés , tant d’inepties, tant de satires amères, tant de misérables romans, tant de vers licencieux , tant d’obscénités , et dans ceux qui les cultivent, tant d'orgueil, tant d'avarice, tant de malignité, tant de cabales, tant de mensonges, de traitrises, de noirceur, de calomnies, de lâches et honteuses flatteries pour les gagnants de cette macabre roue de la fortune.

Les vices des hommes vulgaires empoisonnent les plus sublimes connaissances et les rendent pernicieuses aux nations. Les méchants en tirent beaucoup de choses nuisibles; les bons en tirent peu d'avantage. (J.J. Rousseau)



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