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Balade loin d'ici


/*-Baltazar-----------------KOBER----*/





- " Regarde, c'est le monde à l'envers".

- " Oui, c'est le monde d'à présent".

- " C'est le monde tel qu'il est devenu aujourd'hui"

- " Dans le temps, les saints subissaient le martyr au nom
 de leur foi et maintenant cette foi sert de prétexte au massacre"

Ça Commence comme un western dans le désert, en fanfare à cheval avec une musique de Allah-Las - "Busman's Holiday dans les oreilles et des gens partout qui dansent. Je suis confiant car le soleil brille, et j'imagine qu’on s’enfonce dans le bush. L’illusion est parfaite. Les paroles au bout des lèvres dans l’ivresse des profondeurs.
Le bout de mes doigts tapote le clavier d'une guitare imaginaire. Heureux - il y a comme un parfum de festival dans le vent, il pleut, c’est déjà l’été pourtant l'air est frais. Les lèvres mouillées, le cœur émoustillé, un peu ébouriffé  je ris dans le soir qui commence. Ce n’est pas encore la nuit. On peut encore vivre, on danse, le rythme nous enlace. On ne veut pas mourir. Mourir pour quoi faire ?

Alors nos pas nous guident vers les sables rouges sacrés. Qu’il est doux de s’y enfoncer de glisser dans le sable chaud en oubliant tous ces visages grimaçants. Elle sait pourtant qu'à l'écouter le cœur ouvert, elle se perd dans la nuit des songes qui ronge son cœur, sur un air de guitare violent, 
d’une danse espagnolisante chaloupée, un peu ivre.

Oubliée, Perséphone avec ses saules aux fruits morts au fond de son gouffre qui attend, qui attend  Ixion crédule prit dans cette nuée du nom de
Néphélé pour Héra ?  Je ne crois plus à l’enfer, ce lit de pierres brulantes. Je veux partir à présent pour une longue journée, m’amuser, rêver, admirer les gens qui voguent au milieu des nuées toutes colorées.

Et puis, ne plus me jeter à genoux, effondré, les ailes tranchées, pour la regarder souriante, figée, devenir de pierre, pour tomber plus bas encore tête la première. Maitresse stérile, j'ai suivi un démon en oubliant un instant qui je crus être. Des ambitions qui ne sont pas à la hauteur du bonheur. Il faut en prendre une dose maintenant, tout de suite sans tarder. Rejoindre le présent qui est là.

Non ! Prospérine tu n’aimes ni le vin ni les fleurs. Prends garde à l'ambroisie amère aux pétales fanés pleins de poussière.  L’amour n’est pour toi qu'un malheur mal placé, retourne dormir au fond de ta cage de fer. La lune pleine immuable ainsi que la chouette d’Athéna se sont montrées à moi.

- Que dit ce pressage ?
- Que dans cette nuit, nous y dansons travestis. J'embrasse, je  possède le double.

. Que la vie est belle
avec toutes ces nouvelles fleurs, leurs robes s’ouvrent encore et encore.

phildid

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