Accéder au contenu principal

Marie voir





 A chaque fois la même tristesse l'envahit d'un coup, des larmes roulent sur ses joues. Il voit la petite bougie sur le rebord de la fenêtre qui allumée donnait le signal qu’elle était là dans sa chambre

il pouvait venir.


Essuyant ses larmes elle se dit qu’il fallait reprendre pied ne pas sombrer, manger un peu et puis aller voir Auguste.
Lui l’aimait sans la désirer comme une enfant qu’on a pas eu, il la faisait rire quand il parlait de ses aventures peuplées de récits rocambolesques et souvent aussi de mensonges mais qu’importe, car il était un peu comme elle, une sorte de clochard céleste. 

Elle déposa de la cendre sur les braises, regarda le chat qui dormait en boule sur le fauteuil, mit son manteau et sortit précipitamment dans la grand rue heurtant presque Luc qui marchait tête baissée. Un peu surprise, elle regarda par-dessus son épaule mais il était déjà loin, il ne l’avait sans doute pas remarquée.

Elle trouvait ce garçon un peu bizarre, depuis qu’elle vivait ici dans ce village, il ne lui avait jamais parlé ni même regardée quand on le croisait on avait l’impression qu’il était ailleurs qu’il ne vous voyait pas. Elle savait qu’il vivait dans un petit appartement non loin de chez elle, c’était tout - pourtant assez joli garçon, 
jamais elle ne l’avait vu avec une fille ni même avec quelqu’un d’autre du village, il allait toujours seul.

phildid

Posts les plus consultés de ce blog

Bonjour M'sieur, Dame

Écoute, c'est formidable! Quand j'ai entendu ta voix, j'ai eu l'impression de revivre - c'est drôle qu'on se soit rencontrés à nouveau ici après si longtemps !

L'image de la tour

Le lendemain le chevalier Del Campos se tient songeur au pied de la tour. il ne souhaite pas rester plus longtemps. C'est étrange, car plusieurs fois il a essayé  d'ouvrir à nouveau la porte en bas de la tour. En vain, la porte résiste toujours et il ne voit personne susceptible de l'aider à ouvrir cette porte.

Leçon I 15 janvier 1964

Mesdames, Messieurs, Dans la série de conférences dont je suis chargé par la sixième Section de l’École pratique des Hautes études, je vais vous parler des fondements de la psychanalyse. Je voudrais seulement aujourd’hui vous indiquer le sens que je compte donner à ce titre et au mode sous lequel j’espère y satisfaire. Pourtant il me faut d’abord me présenter devant vous, encore que la plupart ici, mais non pas tous, me connaissent, car les circonstances font qu’il me paraît approprié d’y introduire la question, préalable à vous présenter ce sujet. En quoi suis-je autorisé ? Je suis autorisé à parler ici devant vous de ce sujet de par l’ouï-dire d’avoir fait par ailleurs ce qu’on appelait un « séminaire » qui s’adressait à des psychanalystes; mais comme certains le savent, je me suis démis de cette fonction à laquelle j’avais, pendant dix ans, vraiment voué ma vie, en raison d’événements survenus à l’intérieur de ce qu’on appelle une « société » psychanalytique, et nommément celle qui ...