Accéder au contenu principal

Marie Lou





Lorsque Marie prit enfin conscience que le monde revenait à elle après son terrible cauchemar, ses yeux s'ouvrirent difficilement sur ce qui l'entourait. La pièce était plongée dans la pénombre, de grands draps noirs recouvraient toutes les ouvertures.





Marie ne dessinait ni ne peignait plus que des autoportraits d'elle, nue au milieu d'un chaos d'objets. Elle avait disposé partout dans la pièce des miroirs ou plutôt, des fragments de miroirs et quand elle se mettait rageusement au travail, c'était pour capter des morceaux de son image dans toutes les positions même les plus invraisemblables: pas de visage, de cheveux de vêtements; rien que des formes qu'elle grossissait ou étirait sur ses toiles ou ses dessins. Elle ne voulait plus représenter la nature ni le paysage marin gris qui chaque jour lui faisait un peu plus horreur jusqu'à parfois la terroriser.

Pour échapper au bruit du tumulte de l'océan, des vagues qui s'écrasaient avec fracas sur la jetée, elle écoutait du rock californien en montant le son. Les murs de la pièces étaient tapissés de croquis, d'esquisses, de dessins plus achevés, prémices des futures toiles qu'elle peindrait.
Tous représentaient des scènes du corps de Marie.

phildid

Posts les plus consultés de ce blog

Youssef

Le bras de Youssef se leva, la main calleuse qui serrait le gros maillet de bois resta un moment suspendue en l'air. Cinq heures du soir sonnaient à l'église du village, on était fin octobre, il faisait encore très beau. La journée de travail de Youssef se terminait, il aimait ce moment de . relâchement.

L'image de la tour

Le lendemain le chevalier Del Campos se tient songeur au pied de la tour. il ne souhaite pas rester plus longtemps. C'est étrange, car plusieurs fois il a essayé  d'ouvrir à nouveau la porte en bas de la tour. En vain, la porte résiste toujours et il ne voit personne susceptible de l'aider à ouvrir cette porte.

Remind me the good time

Ok! ...Baby...rappelle moi donc c'était quand le bon temps? c'était avant, ça c'est peut être pas certain. Entassés dans des petites voitures, vendredi soir , samedi soir - saoulés fumés  bien sûr on dansait dans les boites de bals jusqu'à l'épuisement, avec la musique glissant sous nos pieds ou encore au milieu des éclats de voix du pub, là on battait la mesure avec les potes en gueulant très fort avec Bob au piano et Charly aux congas au King's Head tous insouciants