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L'arbre




Cet arbre devait être une sorte d’oracle entre la lumière et l’ombre et ses fruits aux couleurs vives une tentation pour beaucoup. Personne ne semblait les avoir cueilli pas même les oiseaux ; Alors il le vit comme un piquet de séparation, un signal presque qui se trouverait à la frontière, soumis à la force du soleil ardent et attentif à contempler l’ombre.
**** Vois-tu, il est comme dans ces tableaux de Chirico ou la clarté se trouve dans la zone du temps à venir au-delà du présent tandis que l’ombre est déjà passée ; la démarcation entre les deux est l’instant éternel vit l’homme, le philosophe, les êtres ordinaires sont à l’abri de la structure architecturale, ils peuvent se promener sous les portiques dans la lumière réfléchie sans percevoir l’énigme du temps, se pencher vers le futur sans la moindre conscience du passé.****
C’est dans ce monde Dionysien de l’éternel retour que Luc évoluait,
en pensant à des temples consacrées à des divinités marines élevés le long des côtes arides de la Grèce et de l’Asie mineure, en imaginant des vaticinateurs attentifs à la plainte des flots se retirant le soir de la terre adamique le corps serrée dans leur chlamyde, attendant l’oracle mystérieux et révélateur. Ainsi il se vit comme l’éphésien méditant dans la première lueur de l’aube. Mais bien vite il s’ébroua comme un jeune chien qui sort de l'eau -À quoi servaient ces pertes de temps, à quoi bon perdre son regard, le temps qui nous est accordé peut s’employer à plus utile, alors dépassant l’arbre sans plus le regarder il poursuivit son chemin le long de la falaise. La chaleur montait doucement, le vent d’autant agaçait, la rivière qui serpentait dans le bas traçait des méandres parfaits. Bientôt il arriva sur le lieu de sa chute, évalua rapidement la longueur de corde qu’il attacha à un arbre et se mit à descendre en rappel dans le puits.

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Youssef

Le bras de Youssef se leva, la main calleuse qui serrait le gros maillet de bois resta un moment suspendue en l'air. Cinq heures du soir sonnaient à l'église du village, on était fin octobre, il faisait encore très beau. La journée de travail de Youssef se terminait, il aimait ce moment de . relâchement.

L'image de la tour

Le lendemain le chevalier Del Campos se tient songeur au pied de la tour. il ne souhaite pas rester plus longtemps. C'est étrange, car plusieurs fois il a essayé  d'ouvrir à nouveau la porte en bas de la tour. En vain, la porte résiste toujours et il ne voit personne susceptible de l'aider à ouvrir cette porte.

Remind me the good time

Ok! ...Baby...rappelle moi donc c'était quand le bon temps? c'était avant, ça c'est peut être pas certain. Entassés dans des petites voitures, vendredi soir , samedi soir - saoulés fumés  bien sûr on dansait dans les boites de bals jusqu'à l'épuisement, avec la musique glissant sous nos pieds ou encore au milieu des éclats de voix du pub, là on battait la mesure avec les potes en gueulant très fort avec Bob au piano et Charly aux congas au King's Head tous insouciants