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A madame Levery: Le banquet.





A madame Levery, inspectrice départementale responsable des différentes actions régionales en vue du regroupement général.
Je profite de ce moment de calme pour répondre à votre dernier mail du 26 courant, d'autant plus que cette situation me rappelle un souvenir professionnel douloureux.

Çà se passait dans les années 90 à Martel un gros bourg du nord du département du Lot á la limite de la Corrèze. A l'époque, je travaillais encore dans l’hôtellerie. J'avais pris de la bouteille comme on dit un peu vulgairement.
Le comité des fêtes m'avait chargé d'organiser le banquet de clôture de la Fête votive pour une tablée d'environ 300 couverts. Ces fêtes votives sont une tradition ancienne, elles ont lieu en général chaque année en été, c'est bien souvent l'occasion pour les personnalités locales de retrouver leurs collègues de Paris venus prendre l'air du pays.

Le Lot, appelé autrefois: Le pays de cocagne n'a pas le prestige de la Dordogne, mais
sait recevoir. De nombreuses personnalités locales un peu fanfaronnes se plaisaient à organiser en été dans ces années là des bombances champêtres musicales. j`aimais, pour ma part ces moments citoyens un peu médiévaux symbols de renaissance. Ma position d'homme pingouin légèrement penché en contre plongée me satisfaisait assez. 

Bref,  dans un de ces épisodes ou le repas touchait presque à sa fin lorsque les convives, un peu écrasés par le vin de Cahors et la chaleur commençaient à prendre leurs aises. Une dame qui je crois s`appelait Marie France Mansuit se leva pour porter un toast. Elle faisait partie des V.I.Ps en tant que dirigeante d'une grosse société de conseil spécialisée dans le tourisme vers l`Asie du Sud-Est. D`après son petit discours je compris vite qu'elle revenait juste d`un salon Vine-Expo à Hong Kong ou l'un des cépages anciens du Cahors le "Malbec" venait de remporter un gros marché.

Elle a parlé assez longtemps, les gens buvaient litéralement ses paroles. Son discours vantait la région ainsi que les produits locaux. Et puis subitement, au moment de lever son verre pour porter un toast, alors qu`elle regardait fixement les convives, elle a empoigné un des bouquets de roses posé sur le chemin de table en le brandissant. Je m'en souviens très bien car j'étais là bas derrière le comptoir en train d'essuyer quelques verres. Au début cela a paru un peu comique. Tous s'étaient levés comme un seul homme regardant cette femme avec son bouquet au bout du bras, on aurait dit la statue de la liberté. C'est seulement quand le sang s'est mis à couler le long de son bras que les gens ont commencè à réagir.
 

C'est étrange, je me vois encore parfaitement ce matin là en train de couper les roses dans le jardin de la mairie. Le printemps avait été pluvieux, les branches du rosier faisaient plus d'un centimètre de diamètre. Je dois bien avouer encore aujourd'hui, ne pas avoir penser à enlever les épines.

La situation empirait car elle ne lâchait pas le bouquet. Une des branches s'était  profondément enfoncée dans son avant bras. Un des convives médecin de campagne  s'est très vite précipité pour lui faire un pansement compressif, comme c'était un dimanche on a du appeler une ambulance pour l'évacuer vers les urgences de l'hôpital de Souillac.

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