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Marie Claire



Alors que ses yeux clos ne laissent point passer de lumière, elle a pourtant la sensation de naviguer dans une vision, un vaste trou noir qui aurait pu être n’importe quoi, comme l’ouverture d’une artère vue d’un endoscope ou bien encore toute sorte d’orifice obscur lié à une de ses pensées profondes.
Au bord du vase plissé du volcan : Je suis descendu au fond il n'y avait aucun souffle dans l’air.






Elle entre en toute hâte, la bouche grande ouverte le souffle haletant, son regard est fixe pénétrant. Sur ses bras nus nacrés brille le reflet d'un flambeau , il courre au milieu des veines bleutées mais bientôt  il s’éteint mouché par un violent courant d'air juste au moment ou elle refermait la porte.

- Qu’elle ne prononce pas un seul son, ou bien alors, malheur à elle !!!

Elle descend lentement. Sa longue robe blanche glisse sur les marches de cet escalier qui n’en finit pas de plonger vers le bas, de plus en plus loin, de plus en plus profond, au fur et à mesure, son corps s’enfuit, il semble flotter, soulevé de terre. De petites ailes à ses pieds nus l'entraînent toujours plus loin de moi, et même si je dévale de plus en plus vite, je ne la rattrape pas.

En tournant la tête vers le côté je découvre un nouveau passage. Abandonnant la poursuite, je m’y engouffre. C’est un tunnel obscur au fond duquel brille une petite lumière, une minuscule bougie posée dans une niche de pierres. Sa flamme vacillante me désigne un nouvel escalier.

Sur la première marche il y a un écriteau sur lequel est écrit :Angel City N1. Angel station  profondeur cent dix mètres.

Degré après degré je remonte vers la surface dédaignant la porte de l’ascenseur.
Enfin, tout essoufflé, je m’arrête un instant aux pied du dernier escalier droit d'une vingtaine de marches qui me sépare de la sortie. En haut il y a une barrière qu’il faudra enjamber, je reprends mon souffle.
A côté de la barrière  trône un énorme cerbère dans sa petite guérite. Il faut faire vite, profiter de l’effet de surprise en s'échappant au plus vite dans la rue.



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Youssef

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Ok! ...Baby...rappelle moi donc c'était quand le bon temps? c'était avant, ça c'est peut être pas certain. Entassés dans des petites voitures, vendredi soir , samedi soir - saoulés fumés  bien sûr on dansait dans les boites de bals jusqu'à l'épuisement, avec la musique glissant sous nos pieds ou encore au milieu des éclats de voix du pub, là on battait la mesure avec les potes en gueulant très fort avec Bob au piano et Charly aux congas au King's Head tous insouciants