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Monsieur John Jackson


- Monsieur Jackson, vous m'entendez , si oui, clignez d'un œil ?
- Parfait, je vais procéder à l'injection, vous allez ressentir une grosse chaleur passagère, ce ne sera pas long, fixez bien la grande croix bleue.


- Monsieur Jackson, vous avez fait un gros malaise, on est en train de vous faire quelques tests, vous allez voir défiler devant vos yeux des formes géométriques, si vous les reconnaissez, serrez le poing.

Les examens se prolongèrent encore pendant de longues minutes, John sentait petit à petit ses forces revenir, les éclairs qui vrillaient son crâne réveillaient en lui tout un tas de sensations oubliées qui convergeaient vers un même point, un point fixe dans sa mémoire. Un grand  écran blanc sur lequel se dessinait de plus en plus de détails. L'image restait floue, déformée, mais il reconnaissait distinctement sa vieille grange. Juste au pied du mur, sur l'herbe rase, un certain nombre de petits silex étaient disposés de manière à former un dessin, environ une vingtaine de petites pierres alignées et régulièrement espacées. A présent John remarquait clairement les bords d'une sorte de demi-lune.

Le noir se fit à nouveau dans son esprit, puis le dessin réapparu au même endroit, mais cette fois la figure tracée par les pierres était différente, le motif en était vraiment curieux, on aurait dit les rayons d'une roue creuse en forme de bol. John faisait un effort désespéré pour garder l'image mais elle s’effaça aussi alors qu'il serrait son poing en tremblant.

le rythme de son cœur enfla au moment ou le grand voile blanc devant son front se déchira, comme au cinéma, une musique gronda, la lune ronde monta dans le ciel étoilé , des pierres roulèrent en cascadent toutes les mêmes, les mêmes pierres pointues en forme de silex taillés qui s’amoncelaient désormais pour former une sorte de pyramide.John tremblait maintenant de tout ses membres et les médecins avaient fort à faire pour le calmer.
- mais qu'avez-vous à craindre ? vous avez des ennemis ? ...

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