Accéder au contenu principal

Dans la salle de classe (interlude)




Tout allait très vite, comme un éclair dans un rêve éveillé. Debout prés de la porte, le dos au mur sans occupation réelle, un peu songeur.
Le regard soudain attiré par un petit orifice comme on n'en voit souvent dans les dessins animés, un trou de souris dans une petite porte arrondie sur le dessus.
Une petite fille entre à l'intérieur, suivie d'une autre et puis encore une autre se glisse à l'intérieur, mes yeux qui se brouillent au milieu d'un voile coloré et japercois la maîtresse s'engouffrer également à l'inttérieur.

Les mains croisées derrière le dos, toujours contre le mur, je fixe à nouveau l'orifice - Ne voyant personne revenir, je me résouds enfin à mon tour à y entrer . Ce fut incroyablement rapide et facile, enfin, le pensais-je, à première vue, quand je fus pratiquement, dans la même salle auprès du mur sauf que désormais je voyais distinctement au fond, vers les fenêtres, Armelle la maîtresse et les deux petites filles devant elle qui lui parlaient. Les autre enfants n'étaient pas encore assis à leur place, ils se racontaient par petits groupes autour de leur îlot déballant et rangeant leurs affaires.

Plus je réfléchissais, plus je réalisais que l'entrée de la petite porte s’effaçait et que bientôt il me serait impossible de retourner en arrière. La pièce était suffisamment grande mais j'avais l'impression d'être un géant au milieu de lilliputiens. Mes yeux fixaient toujours la porte d'entrée, elle se dérobait peu à peu. je me mis à glisser plus que je ne marchai vers le fond de la salle pour  m'asseoir sur une des petites chaises. Les enfants ne prêtaient guère attention à ma présence, pourtant j'avais beaucoup de mal à adopter une position confortable en essayant de bouger le moins possible.

Au bout d'un moment, j'avais abandonné l'idée de ressortir, je regardais tour à tour les enfants et la maîtresse somme toute assez jolie dans son rôle de magicienne en grande robe de tulle blanc légèrement transparent - pas facile d'être là sans la fixer du regard.
On frappa à la porte et j'abandonnai pour un temps ma rêverie...

phildid

Posts les plus consultés de ce blog

Leçon I 15 janvier 1964

Mesdames, Messieurs, Dans la série de conférences dont je suis chargé par la sixième Section de l’École pratique des Hautes études, je vais vous parler des fondements de la psychanalyse. Je voudrais seulement aujourd’hui vous indiquer le sens que je compte donner à ce titre et au mode sous lequel j’espère y satisfaire. Pourtant il me faut d’abord me présenter devant vous, encore que la plupart ici, mais non pas tous, me connaissent, car les circonstances font qu’il me paraît approprié d’y introduire la question, préalable à vous présenter ce sujet. En quoi suis-je autorisé ? Je suis autorisé à parler ici devant vous de ce sujet de par l’ouï-dire d’avoir fait par ailleurs ce qu’on appelait un « séminaire » qui s’adressait à des psychanalystes; mais comme certains le savent, je me suis démis de cette fonction à laquelle j’avais, pendant dix ans, vraiment voué ma vie, en raison d’événements survenus à l’intérieur de ce qu’on appelle une « société » psychanalytique, et nommément celle qui ...

Remind me the good time

Ok! ...Baby...rappelle moi donc c'était quand le bon temps? c'était avant, ça c'est peut être pas certain. Entassés dans des petites voitures, vendredi soir , samedi soir - saoulés fumés  bien sûr on dansait dans les boites de bals jusqu'à l'épuisement, avec la musique glissant sous nos pieds ou encore au milieu des éclats de voix du pub, là on battait la mesure avec les potes en gueulant très fort avec Bob au piano et Charly aux congas au King's Head tous insouciants

Sratchons

Scratchons avec Phi Did