Laisse-moi porter ta traîne, suivre ton chant divin, écouter
gémir tes violons. Maintenant que la fureur s’est éloignée enlevée par les
grands corbeaux noirs. Je suis avec toi de tout mon cœur, les yeux fermés, les
sens emplis des parfums du lilas en fleur.
Le bras de Youssef se leva, la main calleuse qui serrait le gros maillet de bois resta un moment suspendue en l'air. Cinq heures du soir sonnaient à l'église du village, on était fin octobre, il faisait encore très beau. La journée de travail de Youssef se terminait, il aimait ce moment de . relâchement.