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MELANCOLIA




L’amour dans une masure, vivant de pain et d’eau.
C’est - Amour, pardonne-moi - scories cendres et poussières ;
Lamia (John Keats)

Imaginons dés à présent, dans ce silence tout relatif le souffle du vent imitant le chant des oiseaux. Rien ne nous empêche de créer un monde illusoire dans lequel la perception serait transcendée. Tu dis si bien que le vacarme toujours subsiste et empêche l’ouverture au monde.

La fenêtre est restée ouverte à l’affût du moindre chant d’oiseau mais la nature reste silencieuse. Alors je marche sur le chemin rendu boueux par les dernières pluies. En tournant la tête on aperçoit distinctement la trace de mes pas.
- Est-ce  que nous ne voyons pas la beauté en contemplant ce qui est laid, n’avons-nous pas en fait grand plaisir à écouter le silence après la fureur du bruit ?

La vie n’aurait d’existence réelle que si nous pouvions imaginer la mort, nous rendre compte que notre bref passage sur cette terre marquera un nouveau départ pour la vie, celui d’une  autre vie.
Un pigeon roucoule. Voilà un rayon de soleil et avec lui les chants des oiseaux reviennent.

Au fur et à mesure, le chemin de terre s’efface laissant la place à un sol pierreux, la végétation s’est écartée, il faut gravir. Les pierres roulent sous les pieds, le corps peine, le chant strident des geais s’intensifie au devant de l’intrus qui s’annonce. Il y a toujours ce souffle dans mon âme, un bourdonnement continu gênant, désagréable.


Barber, « agnus  Dei ».
Nous nous sommes arrêtés, il le fallait bien, sinon comment aurions nous pu contempler cette élégie.

- Elle se présente à nous simplement vêtue de sa beauté première, de celle que nous aimons à contempler quand nous formons son image dans le théâtre de nos pensées.

- O ! Vient divine créature toute enveloppée de voiles, vient au devant surgit des souvenirs, chante fait voler les sons de ta flûte enchantée. Devient, et devant toi à genoux je puis rester muet en admiration car la musique de ta voix est comme celle du bel oiseau qui fige le regard loin vers la cime des cieux.

 - Soit, et entre au plus profond de mon âme,  enfin tu fais cesser les cris du monde fiévreux  ivre, malade de ne pas pouvoir exister sans frapper à mort la vie.

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