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Le rêve d'un homme ridicule

Il se leva, but un thé brulant. Sa petite chambre était glacée, le thé dégageait un agréable petit nuage de vapeur, tout tremblant en enfilant ses vêtements, il voulu chasser ce mauvais cauchemar de son esprit. Il se rassura en se disant:

- Après tout j'ai eu de la chance, je suis en vie, et c'est ce qui est le plus important. Alors il décida promptement car on était samedi, qu'il irait chez la comtesse de Beaulieu, il ne la connaissait bien sûr pas personnellement mais en tant qu'écrivain poète, son salon lui était ouvert.
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Quatrième de couverture

« Je suis un homme ridicule. Maintenant, ils disent que je suis fou. Ce serait une promotion, s’ils ne me trouvaient pas toujours aussi ridicule. Mais maintenant je ne me fâche plus, maintenant je les aime tous, et même quand ils se moquent de moi… »

Lassé du monde, détourné du suicide par une rencontre fortuite, le héros de ce monologue imprécatoire plonge dans un profond sommeil. Son rêve le conduit alors vers un univers utopique, un double de la terre mais sans le péché originel, un monde où les hommes vivent bons, libres et heureux. Et c’est l’occasion  pour Dostoïevski de laisser libre cours à sa veine mystique, investissant son héros, de retour dans le quotidien des hommes après avoir touché de près l’idée du bonheur, d’une mission évangélique.

Fédor Dostoïevski (1821-1881) écrit Le Rêve d’un homme ridicule en 1877. Il s’agit d’un récit inclus dans Le Journal d’un écrivain, qui paraît plus ou moins régulièrement de 1873 à 1881 et où Dostoïevski prend position en nationaliste et en chrétien sur les grands problèmes de son temps.

 

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