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Jeudi noir



On devait nous dire ce matin, ce que hier on ne savait pas encore. Si oui ou non, la personne qui avait été en contact avec le malade était ou non à son tour atteinte du virus.




En montant les marches de mon vieil escalier en bois ancien , je ne voyais par la fenêtre qu'un ciel gris laiteux qui transparaissait en éclairant faiblement le palier.
Lors qu'enfin je l'atteignis, essoufflé  je vis, ou plutôt, je ne vis pas mon reflet dans le grand miroir suspendu près de la fenêtre.
Mon cœur se mit à battre la chamade, mes yeux étaient comme auréolés d'une brume rosée. J'ai eu soudain très peur.
Ils avaient tout emporté même mon image. Voilà ce que je tenais à vous dire pour que les choses soient bien claires. j'ai dévalé à l'envers les marches, la porte d'entrée en bas était entrouverte, un brouillard épais recouvrait la cour devant et aussi les prairies,  le meuglement proche d'une des vaches du petit troupeau parqué dans le champ en face a transpercé le silence. Soudain une voix  a crié dans la brume.

- Qui va là ?
- Et je lui ai répondu:
- C'est à vous de répondre.

Une autre voix sortie du mur disait que l'on ne savait pas encore si la personne qui avait été en contact avec le malade, avait contracté le virus, ou non ?

phildid

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